À relire à tout moment, y compris pendant les exercices.
Une équation demande : « pour quelle valeur ces deux quantités sont-elles égales ? » Une inéquation pose une question plus large : « pour quelles valeurs celle-ci dépasse-t-elle celle-là ? » Un budget à ne pas dépasser, une note minimale à atteindre, une vitesse limite : la vie regorge d'inégalités, et l'algèbre sait les résoudre.
Première grande différence : la solution n'est plus un nombre, c'est tout un territoire. L'inéquation x + 3 > 5 est vraie pour x = 2,1, pour x = 7, pour x = 1000... bref, pour TOUS les nombres strictement supérieurs à 2. On écrit : x > 2. Imagine la droite des nombres avec une zone coloriée qui s'étend sans fin.
Bonne nouvelle : les techniques des équations marchent presque toutes. Ajouter ou soustraire le même nombre des deux côtés ? Autorisé, l'inégalité garde son sens. Multiplier ou diviser par un nombre POSITIF ? Autorisé aussi. Tu résous donc 3x - 5 < 7 exactement comme une équation : 3x < 12, puis x < 4.
Mais il y a UNE règle nouvelle, et c'est la star du chapitre : quand tu multiplies ou divises les deux côtés par un nombre NÉGATIF, le sens de l'inégalité SE RETOURNE. Pourquoi ? Regarde : 2 < 5 est vrai. Multiplie par -1 : on obtient -2 et -5, et c'est -2 > -5. Passer aux opposés inverse l'ordre, comme un miroir. Donc -2x ≤ 8 donne x ≥ -4 : le ≤ devient ≥.
Dernier réflexe de champion : vérifie avec une valeur test. Tu as trouvé x < 4 ? Prends x = 0, injecte-le dans l'inéquation de départ, et regarde si c'est vrai. Ce petit contrôle attrape presque toutes les erreurs de sens.