À relire à tout moment, y compris pendant les exercices.
Le prix du chocolat est passé de 2,35 € à 2,73 €, celui du café de 4,12 € à 5,44 €. Lequel a le plus augmenté ? Pas facile à voir... Les économistes ont inventé un outil élégant pour cela : l'indice en base 100. On choisit une date de référence, on décrète que la valeur y vaut 100, et on exprime toutes les autres valeurs proportionnellement.
La formule est directe : indice = 100 × (valeur à la date étudiée) ÷ (valeur à la date de référence). C'est un tableau de proportionnalité déguisé ! Si un prix passe de 250 € à 290 €, son indice devient 100 × 290/250 = 116. L'énorme avantage : la lecture est immédiate. Un indice de 116 signifie une hausse de 16 % depuis la référence ; un indice de 87 signifie une baisse de 13 %. L'indice, c'est le coefficient multiplicateur multiplié par 100.
Attention au piège du vocabulaire : quand un indice passe de 110 à 121, il gagne 11 POINTS d'indice, mais l'évolution n'est pas de 11 % ! Le taux se calcule toujours par un quotient : 121/110 = 1,1, soit une hausse de 10 %. Les points d'indice se soustraient, les pourcentages se calculent par division. Les journalistes les confondent souvent, pas toi.
Les indices servent partout : indice des prix à la consommation, indices boursiers, indices de production. Leur super-pouvoir, c'est la comparaison : en ramenant le chocolat et le café à une base 100 commune, on voit immédiatement lequel a le plus augmenté, même si leurs prix en euros n'ont rien à voir. Ramener à 100, c'est comme mettre deux fractions au même dénominateur !